Une pièce de
Tamara Al Saadi

« Je suis sortie du métro à toute vitesse et je me suis mise à regarder tout ce qui était lisible dans la rue, plus rien, je ne comprenais plus rien. Je voyais les lettres mais je ne savais plus les relier, j’ai arrêté des gens dans la rue et je leur ai demandé s’ils arrivaient à lire, peut être que tout le monde s’était mis à dérailler comme ça, d'un coup, peut être que je rêvais mais non, je ne rêvais pas. »

PLACE

RÉSUMÉ
Yasmine ne sait plus lire. Un thérapeute (âgé de 12 ans) l’invite à retraverser son histoire afin de comprendre ce qui lui arrive. On découvre alors l’arrivée de Yasmine à Paris et son parcours jusqu'à l’âge adulte. Un aller-retour incessant entre une cellule familiale coincée dans un espace temps figé, Bagdad, la guerre, les souvenirs… et une société française méconnue, qu'elle doit découvrir par ses propres moyens. Afin de coexister entre ces deux mondes antagonistes, Yasmine est contrainte de se dédoubler (le personnage principal est alors concrètement joué par deux actrices), le spectateur assiste alors à l’évolution du personnage à travers des moments marquants de sa vie, de l’enfance à sa vie de femme et à la mutation de sa dualité au fil des années.



NOTE d'intention de l’auteur






Je suis née à Bagdad. Quelques années après la guerre Iran-Irak, ma famille et moi sommes parties en vacances en France. La première guerre du Golfe a éclaté, les frontières se sont fermées, nous ne pouvions plus rentrer, alors nous sommes restés. En attendant. En attendant la paix, en attendant la fin de l’embargo, en attendant je ne sais plus trop quoi exactement. J’avais alors 5 ans. J’ai grandi à Paris, dans un « en attendant ».
J’ai grandi en suspension, entre deux langues qui s’interdisent l’une l’autre. Je me suis construite sur un entre deux. Ma famille s’est barricadée dans l’espoir d’un éventuel retour. Cette illusion a tué en mes parents toute initiative de transmission de ma culture d’origine. J’ai été propulsée dans une cours de récréation avec des enfants, des adultes, des chansons, des saveurs, des saisons méconnues jusqu’alors, qui faisaient résonner en moi la ritournelle de la différence, et une peur viscérale que quoique je fasse je serai irrémédiablement ramenée sur le banc du service étranger de la préfecture de police.
« Place » est née de la nécessité de parler d’une impasse, de ce sentiment qu’éprouvent parfois les « étrangers » à n’être jamais au bon endroit, de la bonne façon. Une quête permanente de légitimité dans les yeux des autres et les dégâts qu’engendre l’assimilation. J’ai appris à être au monde malgré la culpabilité de ne pas savoir d’un coté et la honte de ne pas savoir de l'autre. J’ai voulu raconter les alliés et les obstacles. Raconter les peurs sourdes qui tuent la dignité et effacent les rêves. Raconter un basculement dans la perdition d’un dédoublement, d’un paraître, d’un besoin obsessionnel d’être acceptée, coûte que coûte. Puis, une délivrance, à la lisière d’un poème, de mes propres yeux, de deux peuples.

Guichetière
Vous ne parlez jamais l’arabe ? C’est bien de l’arabe en Irak.
Yasmine 2
Oui c’est de l’arabe, mais non je ne le parle plus.
Guichetière
Et avec vos parents?
Yasmine 2
Un peu des deux.
Guichetière
Donc ça vous arrive de pratiquer encore l’arabe?
Yasmine 2
Oui, un peu, mais je ne sais ni lire, ni écrire.

LES INFRASTRUCTURES


La clé de voûte de Place est la question de l’entre deux. Cet entre deux se décline d’une multitude de manières que l’on retrouve aussi bien dans le dédoublement du personnage principal (Yasmine 1 et Yasmine 2), que dans le traitement spatio-temporel.

L’ESPACE
L’espace scénique serait transformé en un no man’s land. L’intérieur d’une maison à la suite d’un bombardement…Le premier élément d’inspiration de la scénographie est l’abri d’Amarya, bombardé en 1991 à Bagdad. Un espace fantôme, suspendu, une maison abandonnée. Le but étant de créer une atmosphère d’enfermement et d’oubli. D’autres lieux, plus définissables, comme l’école ou la préfecture de police, investissent cet espace. Par ce procédé, il s’agirait de raconter l’entremêlement et les contradictions entre la cellule familiale de Yasmine (perdue dans un ailleurs) et la réalité de son quotidien parisien.

LE TEMPS
La pièce se déroule de façon chronologique. Des tableaux racontent des événements marquant de la vie de Yasmine de l’enfance à l’âge adulte. Parallèlement à ce qui se joue sur scène, je souhaiterais incérer des vidéos tournées à Bagdad qui racontent des événements qui se déroulent en Irak symétriquement aux événements vécus par Yasmine en France. L’emploi de la vidéo se justifie dans le fond et dans la forme. Ce média « étranger » a pour but d’offrir un contre-point à l’histoire, et d’amener une fenêtre sur un autre monde, un autre espace-temps, il s’agit de donner à voir un décalage.

AUTEUR
/
metteur en
scène

Tamara Al Saadi

Après une licence de Sciences-Politiques, en 2007, Tamara commence sa formation professionnelle sous la direction de Delphine Eliet où elle est formée par Laurent Poitrenaux, Nicolas Bouchaud, et Christophe Patty. En 2010, on la voit dans l’Enjeu de Delphine Eliet au 104. Cette même année elle crée la compagnie Entre les Lignes puis écrit et met en scène Chrysalide au théâtre de l’Opprimé en 2011 et au festival d’Avignon en 2012. Elle est également l’autrice et la metteuse en scène de Pièce d’Identité et de J’espère qu’on sera mieux demain, pour le festival de international du théâtre de rue d’Aurillac. Elle est également engagée au CNSAD dans le cadre de l’atelier Nomade où elle joue sous la direction de Marie-Christine Mazzola et Roland Timsit. En 2013, on la voit dans Kids mise en scène de Sophy-Clair David au théâtre de l’Opprimé ainsi que dans Ceux qui tombent de et par Camille Davin au théâtre de la Loge puis au Lucernaire en 2014. Cette même année, et parallèlement à son travail sur Tu trembles de Bruno Allain mis en scène par Marie-Christine Mazzola, elle rencontre Arnaud Meunier qui l’invite à participer à la mise en lecture du Tigre du Bengale au Zoo de Bagdad de Rajiv Joseph aux Bouffes du Nord et tiendra le rôle du Petit chaperon Rouge dans une pièce du même nom sous la direction de Brice Cousin. En 2015, elle joue dans Tartuffe mis en scène par Jean-Marie Russo au théâtre de Meudon et dans Un riche, trois pauvres de Clio Van de Walle au théâtre Belleville. En 2016, elle intègre le master d’expérimentations en Arts et politique à Sciences Po Paris, sous la direction de Bruno Latour . Parallèlement, elle est invitée, avec Mayya Sanbar, par Citoyenneté Jeunesse a diriger des ateliers sur la question de « l’image de soi » via la création théâtrale.

LES COMEDIENS








Mayya Sanbar

Après une année de classe préparatoire artistique à l’ESAG-Penninghen, Mayya Sanbar entre au conservatoire du Xe arrondissement de Paris en 2007. Elle intègre l'Ecole du Jeu deux ans plus tard dont elle sort diplômée en 2012. Elle y travaille notamment avec Delphine Eliet, Christophe Patty, Cécile Cholet, Nabih Amaraoui, Yumi Fujitani, Dany Héricourt et Mariana Araoz. En parallèle de ses études, elle joue dans plusieurs pièces et courts-métrages et dans l'Enjeu Pro une fois par mois au Centquatre. Après une année au Liban en 2013, Mayya entame sa collaboration avec Clara Hédouin autour du projet Suspended Beirut. Elles s’intéressent aux lieux abandonnés de la capitale libanaise ainsi qu’aux différents exils qui la traversent. Elle multiplie les stages avec de nombreux artistes comme Rachid Ouramdane, Caroline Guiela Nguyen, Stéphane Braunschweig ou Chloé Réjon. En 2016, elle joue sous la direction de Linda Duskova au Nouveau Théâtre de Montreuil, et commence à travailler sur la nouvelle création de Tamara Al Saadi qui traite des constructions identitaires dans l’exil. Ensemble, elles animent également des ateliers autour de la construction des identités plurielles dans plusieurs classes de Seine Saint Denis.

Marie Tirmont

Marie a fait ses classes aux Ateliers du Sudden, puis dans divers workshops comme celui de Benoit Lavigne aux Enfants Terribles, ou Robert Castle du Lee Strasberg Institute. Au théâtre, elle joue Le Plongeon de Benjamin Rataud, intègre L’Enjeu Pro de Delphine Eliet au 104 d’Aubervilliers, ou les performances artistiques La Pratique de Cécile Loyer. À Londres, elle travaille à la Royal Academy of Dramatic Art (RADA). À Paris, elle met en scène et joue Sallinger, puis Kids monté par Sophie-Clair David. À la télévision, elle tourne entres autres pour Frédéric Berthe dans Préjudices, Renaud Marx dans Section de Recherche, Alain Choquart dans Julie Lescaut. Au cinéma, on la retrouve dans Le Missionnaire de Roger Delattre ou The Big Sleep de Caroline Chaumienne, et des courts métrages parmi lesquels J’tattendrai et Instable de Thomas Sagols, Xpérience de Varante Soudjian, ou Quelques Secondes de Nora El Hourch (Sélectionné en 2015 à La Quinziane des Réalisateurs de Cannes et au TIFF de Toronto ), ou encore des clips musicaux dont I’m In Love de Nicolas Garnier et Sébastien Le Gallo (Ulrich Forman /℗ UNIVERSAL). Parallèlement, elle écrit son 1er EP de chansons (℗AU REVOIR MA BELLE PRODUCTIONS) et réalise le court-métrage Revoir Boulogne (℗UN PETIT TEMPS). Elle est également la voix française d’ Emilia Clarke (Game of Thrones / Terminator), Dakota Johnson (Stricly Criminal / Cymbeline), Lupita Nyong’o (Twelve Years A Slave) ou Zoé Kravitz (Mad Max).

Yasmine Nadifi

Yasmine débute sa formation au Conservatoire d’Art dramatique de Cholet puis intègre les Cours Florent. Elle obtient le concours du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique en 2009, où elle travaille notamment avec Nada Strancar, Sandy Ouvrier, Denis Podalydès, Mario Gonzalès... Puis elle joue sous la direction de Luc Bondy dans Tartuffe au Théâtre de l'Odéon, de Fanny Sidney dans Le Dindon, de Géraldine Szajman et Vincent Marguet dans deux jeunes publics, Chaos ou l'étincelle de Prométhée et les P'tits Mythos. Elle est aussi la conteuse de Pierre et le loup et le jazz par The Amazing Keystone Big Band. De plus elle collabore à plusieurs mises en scène : Andromaque de Benjamin Porée, Comme la lune de Bertrand Usclat et Pauline Clément, et Bataille de Pierre Giafferi.

David Chausse

David se forme à l'école des Enfants Terribles, puis au Studio d'Asnières, et continue sa formation avec des workshops de théâtre, comme celui de Robert Castle du Lee Strasberg Institute, et d'autres de cinéma, où il travaille notamment avec des réalisateurs comme Katell Quillévéré, Bruno Nuyten ou Jérôme Bonnel. David joue au théâtre Le Plongeon de Benjamin Rataud, Les vraies histoires sont imaginaires de Jean Michel Dupuis, Sallinger de Marie Tirmont et Barbara Atlan, puis Kids monté par Sophie-Clair David. À la télévision, il tourne dans des unitaires et téléfilms, pour Alain Tasma, Jean Pierre Mocky, Akim Isker, Alexandre Laurent, Jean Marc Rudnicki ou Nicolas Herdt. Au cinéma, on le retrouve dans 4.48 de Jacky Katu et dans La belle endormie de Catherine Breillat, ainsi que dans de nombreux courts métrages parmi lesquels Je suis ton meilleur ami qu'il réalise avec Ambroise Sabbagh (Grand prix Nikon festival 2017). David dorénavant mêle son métier d'acteur à celui de réalisateur, son film 4 fromages, produit par Apache films, est actuellement en financement.

Roland Timsit

Formé au Conservatoire National de Région de Montpellier et à la mise en scène au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique, Roland Timsit est ce qu’on appelle un homme de théâtre complet. Comédien, metteur en scène–notamment pour La Carte du temps, de Naomi Wallace,créé au Théâtre des Halles en 2013 et repris au Théâtre 13 en 2015, Thermidor Temrinus, d'André Benedetto; producteur (avec sa premiere compagnie il co-produit la dernière création de Roger Blin ); clown et mime. Il travaille avec des metteurs en scène aussi différents que André Engel, au festival d’Avignon, Jean Damien Barbin ou encore Jean Négroni et se confronte aussi bien à la création contemporaine qu'aux classiques,au burlesque et au spectacle musical. Avec son personnage de Clown « Chapo », il crée le spectacle Chapo dans le métro, qui tourne longuement en France et à l’Étranger. Il a notamment interprété le rôle de Narcisse dans Britannicus , le rôle de H dans Quand j'étais singe d'après Kafka, mis en scène par Céline Agniel, Motel, le tailleur dans Le Kaddish de Grigori Gorine, mis en scène par Yulia Zimina. Roland Timsit a mis en scène en juin 2017 un conte musical, Malek et Zarafa avec des enfants, des chanteurs,des comédiens et l'Orchestre de Chambre de Paris. En juillet 2107 au festival d' Avignon Roland Timsit mettra en scène L'auteur avec un acteur dans le corps de André Benedetto au Théâtre des Carmes et jouera au Théâtre des Halles le courage de ma mère de Georges Tabori , mise en scène de David Ajchenbaum.

Ismaël Tifouche Nieto

Ismaël Tifouche Nieto fait ses débuts en tant que comédien au cours Florent avant d’intégrer l’ENSATT en 2007. En trois ans, il joue dans des mises en scène de Jean-Pierre Vincent, Alain Françon, Philippe Delaigue, Claude Buschvald, Guillaume Lévèque, Johanny Bert, Olivier Maurin…etc Il travaille aussi avec la Guildhall School of Music and Drama de Londres, où il joue dans le spectacle Playing for Time d’Arthur Miller mis en scène par Christian Burgess et Danny McGrath, pour le Festival Prima del Teatro en Italie. En 2009, il fait ses premiers pas de metteur en scène à Lyon avec le spectacle La Colère, inspiré d’un scénario d’Eugène Ionesco. À sa sortie de l’ENSATT en 2010, il joue avec la troupe permanente de la Comédie de Saint-Etienne dans Macbeth de H. Müller mis en scène par Jean-Claude Berrutti, puis intègre la troupe du Nouveau Théâtre de Montreuil et joue dans plusieurs spectacles dont Le Jeu de l’Île, trilogie de Marivaux mise en scène par Gilberte Tsaï. En 2012, il joue dans le spectacle A l’Ouest, pièce écrite et mise en scène par Nathalie Fillion, au Théâtre du Rond-Point. Afin d’approfondir son apprentissage des techniques de l’acteur, il prend aussi le temps de s’intier aux techniques de l’Actor’s Studio au cours de voyages à New-York. En 2013, il travaille avec Philippe Adrien et Dominique Boissel lors d’un atelier de jeu à la Cartoucherie, et entre en résidence de création au Théâtre de la Tempête où il travaille sur Woyzeck de Georg Büchner. Il décide ensuite de créer sa propre compagnie qu’il nomme « La Compagnie s’Entête ». En 2014, il monte la pièce de Ionesco Jeux de Massacre avec 14 comédiens et 30 figurants, sa troisième mise en scène, qui lui permet d’être nominé en finale du concours Jeunes Metteurs en Scène au Théâtre 13. Le spectacle Woyzeck, sa quatrième mise en scène, programée 30 dates au Théâtre de la Tempête lors de la saison 2015, remporte un beau succès et permet à cette jeune compagnie d’acquérir une belle reconnaissance. En parallèle, il continue son parcours de comédien professionnel, ce qui lui a permis de retrouver Jean-Pierre Vincent à l’été 2016 à la Chartreuse d’Avignon pour une lecture de Portrait d’une Femme Arabe qui regarde la Mer de Davide Carnevali, avec entre autres Loïc Corbery de la Comédie Fraçaise. Sa prochaine mise en scène, Hamlet de Shakespeare, est prévue pour la saison 2018-2019.

Solenne Keravis

Solenne Keravis fait des études de Lettres Modernes à l’université François Rabelais de Tours. Dans le même temps, elle intègre le Conservatoire National de Région de Tours puis poursuit sa formation au Théâtre École d’Aquitaine de Pierre Debauche. En 2003, elle rencontre Christelle Harbonn et travaille sur presque toutes les créations de la compagnie Demesten Titip : Zones Grises, Idioglonia, Ils regardaient le monde dans les yeux de leur voisins, Tentatives de trous pour voir le ciel à travers, La Révolutions des escargots , récemment La Gentillesse inspirée des personnages de L’Idiot de Dostoïevski et de La conjuration des imbéciles de J.K Toole. Elle a travaillé également avec Le Fil Rouge Théâtre, sous la direction d’Eve Ledig, pour Des joues fraîches comme les coquelicots, avec le Collectif 12 pour Le Verfügbar aux Enfers, avec Perrine Mornay du Collectif Impatience pour un projet autour de la figure de Caïn. En danse, elle a travaillé avec la compagnie de Soi – Radhouane El Meddeb : Ce que nous sommes et avec la Compagnie Marouchka – Françis Plisson sur le projet Lace Up. Elle rencontre la Ktha compagnie, dont les spectacles se jouent dans des dispositifs placés dans la ville, pour Juste avant que tu ouvres les yeux, création pour un camion et trois comédiens. Elle travaille actuellement avec la compagnie Babel – Elise Chatauret, avec la création Ce qui demeure.

Sophie Schlienger

Elle a 9 ans et elle est en CM2. Elle aime l'athlétisme, le basket et la danse..

L’équipe technique

Alix Boillot
Scénographie

Diplômée en 2015 de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris où elle a suivi une formation de scénographie, Alix Boillot mène aujourd'hui des projets de théâtre (performance et scénographie), d’objet et d’édition. En 2017, elle conçoit Scénographie potentielle, performance à propos des possibles de l’imaginaire. Elle adapte Les aventures d’Alice au pays des merveilles (2015) et conçoit la scénographie de Protocole V.A.L.E.N.T.I.N.A (2017), mis en scène par Olivia Csiky Trnka. Elle travaille sur le décor de La nuit des taupes, et sur l'installation Welcome to Caveland!, créations de Philippe Quesne (2016) et assiste plusieurs scénographes, dont Élise Capdenat sur Interview, mise en scène de Nicolas Truong, créée au festival d'Avignon (2016) ; et Mathieu Lorry-Dupuy sur L'ombre, mise en scène de Jacques Vincey (2013). À une autre échelle, Alix créé les surfaces potentielles, une série de jeux pour apprendre à jouer le jeu, ainsi que David et Goliath, des marionnettes sonores. Elle réalise Elle est où l’exposition ?, recueil de réactions de visiteurs perplexes face à l'exposition de Tino Sehgal au Palais de Tokyo. Enfin elle écrit Bleu Dragon, manifeste sur l'imaginaire, et conçoit Stroke, un magazine d'art pour aveugles. Elle a exposé ses objets et éditions à l’espace Beaurepaire (Paris), à la galerie L’Amour (Bagnolet) et à la galerie Le Huit (Paris). En 2017, elle est en résidence dans le cadre de «Création en cours», appel à projet piloté par les Ateliers Médicis. À l’automne 2017, elle expose son travail à l’Espace d’en bas (Paris 9e), à Main d’œuvre (Saint-Ouen), ainsi qu’au SILO U1 (Chateau-Thierry).

Xavier Duthu
Conception Lumière

Depuis sa découverte-passion pour la lumière, il s’est forgé et a affiné ses connaissances et sa sensibilité en autodidacte, sur le terrain. Il a conçu les lumières des spectacles de plusieurs compagnies de danse et théâtre, dont les Cie Aux arts ect, Cie Entre les lignes, Cie de la Matière, Cie Samson, Cie Romano Atmo, Cie Ante Muros, Collectif VDP, Collectif du grand cerf Bleu, Cie Kobal’t… Il a conçu des lumières pour des événements et concerts à la fondation Louis Vuitton, au musée du Quai Branly… Pour la saison 2015/2016 il collabore avec, - Le Collectif du grand cerf bleu, Non c’est pas ça (Treplev Variation), tournée et sélectionné pour festival Impatience 2016 au Centquatre-Paris. - Lisa Guez Macbeth Shakespeare, création au séminaire des barbelés, Chartres. - Roland Guenou Anquetil tout seul, création théâtre Archipel - Nina Karacosta, Gelsomina la strada Fellini, création théâtre petit Hebertot - Blandine Pellisier; Un jour ou l’autre Linda McLean, création Avignon 2016 - Thibault Perrenoud, Cie Kobal’t Le Misanthrope Molière, tournée. Pour la saison 2016/2017 Collectif du grand cerf bleu, “Jusqu’ici tout va bien”, création collective (théâtre de Vanves - théâtre sortie ouest) Thibault Perrenoud, Cie Kobal’t, La mouette Tchechov création (théâtre de la Bastille – Ferme du Buisson)

Fabio Meschini
Conception Son

Fabio entame sa formation de musicien à l’American School Of Modern Music pour un cycle de 3 ans. L’école de Jazz du Quinzième arrondissement de Paris lui offre l’opportunité de faire des rencontres et notamment ses partenaires avec qui il formera un groupe de musique. Ce groupe durera 6 ans et traversera l’Europe à plusieurs reprises en réalisant plus de 250 concerts. Cette aventure musicale sera liée avec son travail de producteur de musique et d’ingénieur du son. Le groupe de musique « As they Burn » placera un single dans le Top 100 des charts Français pendant 4 semaines et verra son dernier album signé aux Etats-Unis sur un Label Indépendant important Victory Records. Aujourd’hui stagiaire des Formations Issoudun il entame une carrière d’assistant directeur artistique pour un label Major.